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L’indépendance de ses décisions, l’art de créer, l’épanouissement personnel, l’accomplissement de soi, tant d’arguments motivateurs qui laissent présager une pleine satisfaction. Tant d’arguments qui sont une parfaite antithèse de votre situation professionnelle actuelle, souvent morose où chaque réveil matinal est un véritable calvaire ?

Et pourtant, Winston Churchill a subtilement illustré l’entrepreneuriat:

« Le succès, c’est se promener d’échecs en échecs tout en restant motivé. »

Lancer son business n’est pas une décision à prendre avec légèreté. En effet, elle occasionne souvent moins de sécurité financière pour plus de travail horaire. C’est indubitablement un choix à méditer.

En Suisse, nous sommes conditionnés par une culture de la peur de l’échec où la vie peut être représentée par le célèbre « Mode sans échec » de Windows, froide et grise. Complètement contradictoire à l’aisance de notre industrie sur le marché international. Et ce seulement avec 8 millions d’habitants dont une part de 99.7% de PME (source OFS) si importantes au bien-être de notre économie. Une économie qui est, d’ailleurs, en pleine migration. Cette dernière amorce une transition sous de nouveaux auspices : l’économie du partage, l’intelligence artificielle, la robotisation. Tesla, Uber, Airbnb, Booking.com pour citer quelques succès internationaux représentatifs de cette nouvelle émulsion.

Vous trouverez, ci-dessous, 5 erreurs majeures qui sont un véritable frein aux chances de succès de votre entreprise ou de votre volonté de devenir indépendant. Quel que soit le modèle d’affaires et indépendamment de l’activité que vous avez choisi, voici les cinq erreurs fréquemment commises :

  1. Faire fortune, une priorité

Laissez vos envies de crouler sous la fortune rapidement de côté, à moins d’une opportunité incroyablement prodigieuse. Le taux de survie des entreprises en Suisse est de 50% (source OFS) après cinq années d’existence. De plus, la majeure partie des entrepreneurs met 3 années pour dégager un premier « vrai » salaire. Lancer vous par passion, par goût du risque ou parce que vous êtes persuadé que vous détenez le bon filon. Dans tous les cas, ne soyez pas obnubilé par l’argent, car cela risquerait de vous diriger vers de mauvaises décisions et ainsi de précipiter votre chute. Stabilisez d’abord votre situation financière personnelle avant de vous lancer. Ou soyez entouré(e) de personnes prêtes à investir dans votre projet.

  1. Penser qu'on peut tout faire tout(e) seul(e)

Le besoin de réalisation de soi, selon Maslow, est souvent enfoui dans votre raisonnement de construire un projet qui vous fera dire: « Je l’ai réalisé seul(e) sans l’aide de personne », avec un sentiment de fierté qui jaillit de vos entrailles. Montrez votre humilité et sachez détecter vos faiblesses au même titre que vos forces. Cette capacité à s’entourer de personnes compétentes fera de vous un vrai leader. Capable de rassembler pour une cause qui vous semble juste. De plus, vous diminuerez considérablement votre risque d’échec en disposant de domaines de compétences variés, un stratagème vers la pérennité de votre future entreprise.

  1. Faire fi de son entourage et de son environnement

Psychologiquement parlant, l’homme naît égoïste. En effet, ce n’est que vers l’âge de 8 ans, qu’il s’ouvre vers l’autre et sort de son monde égocentrique. Cependant, certains vont conserver ce manque d’altruisme toute leur vie. Manifestez votre ouverture d’esprit et votre compréhension face aux personnes qui vous entourent. L’entrepreneuriat est une action ardue qui demande de l’entêtement et beaucoup de travail. Si votre entourage et/ou votre environnement ne sont pas particulièrement enclins à l’incertitude et aux risques. Alors, cette expérience peut vite se révéler socialement destructrice.

  1. Se lancer en demi-teinte

Investir du temps et de l’argent est souvent fortement corrélé à l’entrepreneuriat. D’une manière générale, l’investissement temps est même souvent plus élevé. Ainsi, le raisonnement global étant de se lancer en cours d’emploi, d’utiliser ses soirées et weekends pour développer son futur business. Démarche sécuritaire, mais qui peut vite s’avérer insuffisante. D’une part, vous êtes maître de votre future affaire. Vous serez sûrement contraint à faire des choix importants à un moment donné. Réfléchissez avec mesure et sans démesure. D’autre part, calculez votre coût d’opportunité et sachez que beaucoup de business souvent attractifs ont besoin de courage pour passer le cap de la réussite. Un savant mélange…

  1. Se lancer aveuglément

Enfin, croire en son idée et être passionné, sont des facteurs réels de réussite. Toutefois, modérez votre conviction. Ouvrez votre esprit et soyez à l’écoute des remarques et opinions de chacun sur votre business. En effet, chaque remarque doit être prise comme une source d’inspiration afin d’améliorer votre produit/service.

Trouver le juste milieu entre se lancer en demi-teinte et se lancer aveuglément n’est pas une tâche aisée. Cependant, il faut savoir réorienter son approche et sa façon d’interagir avec votre entourage professionnel et personnel. Sans ouverture d’esprit et sans compréhension face à votre environnement, vous risquez de vous retrouvez seul(e) face à vous-même.

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